Les Privilèges, de Jonathan Dee

Quelle journée hier, quelle journée ! Merci pour votre soutien à Velvetine : sans parler des très nombreux commentaires que vous avez laissé ici, sur son blog ou sur sa page Facebook, sans parler non plus du nombre de fois où vous avez diffusé le billet relatant le scandale, la discussion sur le forum Facebook de Mango est de loin la plus commentée. Pour le moment, la marque n’a pas daigné répondre à l’indignation des consommateurs… A suivre !

Pour l’heure, je voulais partager ma dernière lecture. Les Privilèges, de Jonathan Dee. Je dois avouer que je ne saurais trop expliquer pourquoi je l’ai globalement appréciée. L’intrigue, la narration, le style… j’ai beaucoup aimé l’incursion dans ce monde de privilégiés que narre Jonathan Dee. Pourtant, je l’ai trouvée parfois un peu longue. Jamais vide de sens, hein, mais un peu… oui, longue, je ne trouve pas d’autre terme plus approprié.

Les Privilèges, c’est l’histoire d’une famille de Self Made Men, si je puis dire, made in America. Adam et Cynthia sont jeunes et irrésistiblement beaux. Enfants, carrière, amour… rien ne leur résiste. L’argent coule très vite à flot dans un monde qu’ils tentent, à leur mesure, de rendre moins vide de sens.

Pourtant, rien ne fait moins sens que cette vie qu’ils partagent entre galas de charité et autres soirées mondaines. Comment garder goût à la vie quand tout est accessible ? C’est la question qui s’inscrit en filigrane de ce roman, relançant l’éternel leitmotiv de « l’argent ne fait pas le bonheur ».

Ce sentiment de vacuité est parfaitement servi par la plume de l’auteur, qui file son idée d’un bout à l’autre du roman, avant de servir sa thèse par une fin… brillante.

Voilààà.

Avant de filer, je profite aussi de ce billet pour vous remercier de la pluie de conseils de lectures dont vous m’avait régalé. Et puis acheter des livres, ça n’est pas exactement dépenser de l’argent, ça va, quoi… !

Ce que dit la 4ème de couv’ : Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n’existe pas, ou bien par le frisson du danger qu’il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au cœur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe: une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu’ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d’une famille américaine étourdie de désir, d’argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d’une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l’Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l’absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

Post Scriptum : les parisiennes, n’oubliez pas la vente de bijoux qui a lieu ce soir !

Commentaires

Je te recommande un livre que j’ai dévoré en 2 jours, une pure merveille: L’Écrivain de la famille, de Grégoire Delacourt, éd.J.-C.Lattès.
Et j’ai attaqué Charly 9: j’aime!

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Je note, merci ! (et bonne lecture de Charly 9 😉

Peut-être faudrait-il également s’exprimer sur la page « fan » FB de Mango ? Histoire que les inconditionnelles de Mango aient vent des agissements scandaleux de leur marque… Qu’en penses-tu ? Nous vivons dans un monde qui fonctionne avec la loi du plus fort. Je suis écoeurée !

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Coucou ! Ce livre doit en effet etre interessant et susciter une reflexion chez le lecteur… J’ai lu dernierement Le Coprophile de Thomas Hairmont. Un livre tres etrange, a la fois repoussant et passionnant. J’avais beau faire la grimace en le lisant tellement certains passages me repugnaient, je ne pouvais pourtant pas m’arreter. Derriere l’interet que le narrateur developpe pour la merde (le caca) se cache une belle critique de la societe : le monde est fait d’inegalites mais nous sommes tous lies par une seule et meme chose qui nous remet au meme niveau, le caca. Ca peut paraitre stupide mais l’auteur traite le sujet avec une grande intelligence et une tres belle plume. Bonne journee 🙂

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J’aime beaucoup tes post « lecture », ils sont chaque fois tres interessant !
Quand à moi, je vais me jeter dans la lecture de  » N’oublies pas d’etre heureuse ». Je me jette dans l’inconnue, étant donné que la 4eme de couv’ ne contient que cette phrase, qui est le titre… Suspens’ !

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J’ai lu Charly 9 pendant mes dernières vacances et je rejoins complètement l’avis de Deedee ! Très bon bouquin ! En même temps, j’avais déjà adoré le Magasin des Suicides du sieur Teulé !
Et sinon je viens tout juste de terminer La Forêt des Mânes de J.C. Grangé (je suis fan) et comme toujours, très bon divertissement !

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Ton récit du Jonathan Dee me fait penser à la série Dirty Sexy Money… Du coup ça me donne bien envie de le lire (mais c’est long, long?)

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J’ai exactement la même vision des choses que toi: acheter des livres, ce n’est pas vraiment dépenser de l’argent. Je me demande bien d’où ça vient cette idée!

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Tu cherchais des idées l’autre jour : le Choeur des Femmes de Martin Winckler. Je te préviens, ça secoue…
Bises !

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