QUITTER PARIS / EPISODE 4 – Dernière ligne droite

Précédemment, dans l’épisode 3 :

Au terme de plusieurs semaines de recherches infructueuses, Delphine et L. finissent par faire main basse sur une maison qui, si elle n’est pas la maison de leur rêve, leur fait battre le coeur un peu plus vite, un peu plus fort, d’autant plus qu’elle se trouve jouxter la maison d’enfance de L… Le compte à rebours est lancé : quitter Paris devient de fait une réalité ! 

 

Février – septembre 2022

Les dernières semaines à Paris passent en un éclair. Nous sommes en avril, ma fille doit naître mi-juin…

Nous décidons de rejoindre Toulon lorsque les travaux seront terminés. Signature, obtention du prêt, droit de réserve et que sais-je encore, on calcule qu’on devrait avoir les clés en juin. La démolition pourrait commencer en août, et selon les calculs de l’homme, le chantier pourrait être livré fin janvier.

Certes, c’est un peu chaotique d’arriver en cours d’année… mais j’ai encore du mal, je crois, à me dire que je vais partir. C’est une chose de se dire qu’on va quitter Paris, CHICHE, et une autre de le faire vraiment ! Mes racines sont ici, mes amis, ma famille… Ma fille doit intégrer la super crèche de son frère début octobre, à un peu moins de 4 mois.. Je flippe à l’idée de laisser un si petit bébé et la savoir dans cette crèche, avec cette équipe en qui j’ai confiance après une première expérience en crèche désastreuse me réconforte un peu…!

Pour le principe, on envoie malgré tout une demande de place en crèche à Toulon, histoire de ne pas avoir de regrets.

En parallèle, on décide de commencer à dégraisser tout ce que nous avons accumulé dans cette vie parisienne depuis 20 ans à deux : et des choses… il y en a…! Notre appartement de 57m2, d’abord, est rempli jusqu’à ras-bord. Et puis j’ai loué un garage de 25m2, qui ne l’est pas moins, rempli : j’avais beaucoup de meubles et objets de déco que je n’ai pas revendu lorsque j’ai fermé Chez Deedee : le projet Bourguignon et ses 250m2 à meubler justifiait ce stockage !

Avant d’être trop enceinte, donc, on participe à un vide grenier. Hop, un bon tiers du garage disparaît. En avril, on migre aussi côté salon, dans un canapé lit de compet : officiellement, c’est pour retrouver une intimité et offrir à l’enfant une chambre digne de ce nom. Dans les faits, on commence à investir ladite chambre pour empiler les premiers cartons et avoir un espace pour trier, donner, vendre, jeter…

 

Trier pour donner, vendre, jeter va être notre crédo que dis-je, notre sainte trinité pendant les 5 mois qui vont suivre, avec une petite interruption des programmes : la naissance de ma fille, le 15 juin. Quelques jours après mon accouchement, je reprends néanmoins ma tâche en apprenant que le départ va finalement être bien plus rapide que prévu…

Vous vous souvenez, de la demande de places en crèches ? Début juin, j’ai un appel de l’adjointe chargée de la petite enfance de la ville de Toulon qui m’annonce qu’on a obtenu non pas une mais deux places pour nos chéris. Je suis étourdie par cette nouvelle incroyable – les places en crèche sont si chères ! – qui rebat les cartes et nous permet donc de partir plus tôt pour suivre l’évolution du chantier sur place et avoir une solution de garde à l’année ce qui, ne nous mentons pas, est assez pratique quand on travaille…!

Avec ces places en crèche miraculeuses, nous nous accordons pour un départ fin septembre, le temps de rentrer de vacances (j’y tiens, je viens d’accoucher, c’est non négociable !) et de venir à bout de cette vie à mettre en cartons. C’est une décision qui n ‘est pas facile à prendre pour moi, je trouve la date de ce départ bien trop proche ! Mais je m’y accroche, consciente que c’est de loin la meilleure pour notre famille.

L’été passe en un clin d’œil, septembre arrive. Famille et amis se relaient pour nous aider à venir à bout de ce chantier titanesque. Je suis fatiguée, en plein post partum, frustrée de ne pas pouvoir profiter de mon tout petit bébé que je sais de surcroît être le dernier et pour couronner le tout, je ne réalise pas du tout ce qui nous arrive… Je suis abasourdie, comme sonnée par l’énormité de ce changement de vie qui arrive finalement si vite par rapport à ces années de réflexion. Et un peu excitée, hein, quand même. Toulon, nous voilà !

Mais le plus dur restait à venir…

A suivre…

Commentaires

Je n’avais pas vu sur ton compte Instagram que tu avais déjà posté l’épisode 4. Je suis trop contente de lire la suite même si je connaissais un peu en suivant ton compte IG. En tout cas, je trouve que tu as vraiment bien géré toutes les choses en même temps et j’admire ta créativité pour trouver des idées pour surmonter les obstacles du quotidien. C’est vraiment très inspirant. Je suis encore plus contente de te suivre depuis tant d’années.

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Cette serie est vraiment mieux que celle que j ai commencé a regarder, j espere qu il y aura une saison 2. Le ton du résumé en début d episode me fait penser a l ecriture de Fabcaro, bientot une adaptation en roman photo?
Pour plusieurs personnes, on ecrit plutot ‘la maison de leurS reveS’ . Je me suis demandé si le singulier etait un choix assumé pour symboliser la convergence de vos projets, ou un lapsus revelateur trop mignon
Bon WE et encore merci pour ce moment de lecture!

Trop cool de repasser sur ton blog !

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Ah oui j’avais pas du tout en tête la temporalité des évènements : accouchement – post partum – tri de l’extrême – vide grenier – déménagement.

Ça a dur être tellement dur ! Clairement en post partum, surtout en pleine canicule,t’as juste envie d’être sur ton canapé, telle une moule sur son rocher, enveloppée dans un sac isotherme Picard,
T’as tellement pas envie, ni l’énergie de faire tout ça…

Et je vois très bien la culpabilité que tu as du avoir de faire « subir » ce changement à un si petit bébé en ne pouvant pas en plus profiter d’elle comme tu l’aurais souhaité… Ça a du être un crève coeur qui se rajoutait à la fatigue et au stress +++

Quand vous serez enfin posés (travaux finis) dans votre maison ça va vous faire tout bizarre…

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Un challenge de dingue tous ces changements dans une toute petite période, bravo il a dû vous falloir du courage, du lâcher prise et une organisation hyper adaptable

Hâte de lire la suite de ce changement de vie que j’avais suivi sur Instagram mais qui résonne tout particulièrement car aussi en plein déménagement avec deux loulous..

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Bon courage…!

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