
Je suis une fille extrêmement mal élevée.
N’étaient les règles de bienséance que mes parents m’ont inculquées dès le plus jeune âge, je suis restée désespérément ignare en matière d’Arts Domestiques. Dans leur ensemble. Cuisine inclue. Ah ça, ça n’a pas été faut de prévenir mon mââââri avant le d day !
Si j’étais vraiment une fille ingrate, je pourrais blâmer ma mère, laquelle a passé mon enfance et mon adolescence à nos petits soins, préparant des repas à se damner, lavant notre linge, le repassant, voire, je l’avoue aujourd’hui, faisant nos sacs de pension le dimanche soir…
Aujourd’hui, je pare au plus pressé et si je confesse un intérêt très vague pour l’aspirateur, tâche qui m’apparait finalement la moins contraignante de toutes, le reste m’indiffère. Et quand je dis reste, j’inclus aussi la cuisine, j’insiste, parce que d’aucuns ont vite fait de vous certifier que non, pas du tout, la cuisine n’est pas une corvée. Tu parles.
C’est bien simple, mes « talents » culinaires pourraient se résumer à cette phrase, lâchée par une amie pendant un dîner : « mais deedee (ouais, je cache mon vrai prénom très éloigné de mon pseudo), on ne vient pas chez toi pour manger, on le sait ! »
Carrément. Et le pire, c’est que ça ne m’a même pas vexée. Parce que si j’aime manger, j’exècre l’art de cuisiner. Cette discipline m’ennuie. Et si je creuse, je crois qu’au fond, j’ai tout fait pour ne pas ressembler de près ou de loin à une mère au foyer. Oh la, on est à deux doigts d’une bonne petite séance de psychothérapie, là !
Si je vous raconte tout ça, c’est parce que j’ai participé à l’opération Tables Libres, et qu’à cette occasion, on m’a demandé de préparer une recette à base de St Morêt. A moi. La nulle aux fourneaux. Cette blague… !
J’ai cru mourir sur place. Et puis je me suis lancée… pas le choix. J’ai préparé, tenez-vous bien, des « Croques en bouche au St Morêt », recette que j’ai sobrement sous-titrée « une recette facile pour gourmet pressé ». Le pire, c’est que ça m’a pris du temps, c’t'histoire.
Je ne vous raconte pas la honte quand j’ai lu la recette de Mercotte, celle de Laetitia et celle d’Anne.
Je ne vous invite pas à lire ma recette, elle fait trop de la peine comme disent les djeuns.
En revanche, je ne peux que vous enjoindre à découvrir les recettes de mes copines, donc, mais aussi des chefs qui ont planché autour du St Morêt : l’idée, c’est que la marque a demandé à 5 chefs gastronomiques (Benoît Bernard, Eric Guérin, Alain Perrillat, Sébastien Richard, Laurent Rigal) et à 8 restaurants de créer des plats à base de fromage frais.
L’idée : proposer des rendez-vous tout au long du printemps, autour d’une formule à libre prix puisque c’est vous qui définissez le prix de votre repas. Si vous êtes comme moi, ce sera l’occasion de vous offrir votre premier restaurant étoilé pour une bouchée.. de St Morêt !
J’ai pour ma part testé les mets de Benoît Bernard (le Viking… Laissez-moi vous dire qu’il n’a pas usurpé son surnom), de Laurent Rigal et du cuisinier d’un bistrot lillois : tous ont vraiment joué le jeu, tous ont proposé des recettes époustouflantes. Je ne voudrais pas paraphraser Laetitia, mais je peux vous dire que je ne pensais pas qu’on puisse concocter des mets aussi fins avec du St Morêt.
Si vous voulez en savoir plus, notamment connaître les dates où vous pourrez déguster ces formules, consultez le site de Tables Libres.
Pour ma part, je m’en vais tartiner mon toast… !
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