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J’ai dévoré ce livre comme on dévore une pâtisserie : goulument et avec l’avidité du gourmand qui tente en vain de ralentir sa dégustation, emporté par le désir contradictoire de savourer cet instant de plaisir intense autant que de l’assouvir rapidement. Car c’est un fait, j’ai a-do-ré ce livre. Vraiment. Je crois même pouvoir affirmer que je n’avais pas autant été transportée depuis un bon moment !

Une jeune fille aux cheveux blancs, c’est l’histoire de Caroline. Soixante ans et l’heure de la retraite qui sonne : Caroline se retrouve à l’aube de la dernière partie de sa vie. Celle où elle est officiellement une personne âgée.

Comment en est-elle arrivée là, elle qui hier encore était une jeune épouse, une jeune maman, une jeune femme… cette jeune femme qui tout à coup a 60 ans. Cette jeune femme que l’on assiste démesurément, que l’on protège. Cette jeune fille docile qui par amour pour sa famille joue le jeu, donne le change et tente de faire bonne figure.

Et puis, comme pour se prouver qu’elle est encore en vie, Caroline part en vrille. Elle s’étourdit de rencontres, s’ouvre aux autres, à l’autre et savoure sa nouvelle jeunesse pour comprendre et accepter celle qu’elle est aujourd’hui : une jeune fille aux cheveux blancs.

Il s’agit là du premier roman de Fanny Chesnel et vous l’aurez compris, je suis bluffée. Voire même un brin jalouse qu’une jeune femme de même pas 30 ans ait pu écrire une telle pépite ! Tout est si juste dans ce que décrit Fanny Chesnel. L’incompréhension et l’injustice de la vieillesse et du temps qui court si vite. La fin d’une vie, le bouleversement qu’implique la retraite, le soin que les proches vous prodiguent tant est si bien qu’ils finissent par vous assister. Oh bien sûr, je suis loin d’avoir le même âge que Caroline. Et pourtant, je me suis énormément reconnue dans ce portrait.

Voilà. Je n’ai pas grand chose d’autre à ajouter, si ce n’est que ce livre est une vraie pépite… et je pèse mes mots !

Ce que dit la 4ème de couv’ : Ah, le cap des 60 ans ! Un mari attentionné mais débordé, des enfants adorables, une vie de rêve. Et avec la retraite, la liberté avec un grand L… ou l’ennui avec un grand E ! Caroline, qui savoure le plaisir d’être enfin paresseuse, de prendre son temps, reçoit un cadeau empoisonné : une inscription à un club pour seniors ! Cours de poterie, de théâtre, d’œnologie, d’informatique… et si c’était le début de la fin ? Caroline craque. Elle envoie valser ces loisirs organisés, pour une autre voie, plus drôle et plus illicite… Elle tâtonne, expérimente, bousculant ses habitudes et rencontrant au gré de son errance de nouveaux amis, et surtout le séduisant – et très jeune – Julien…

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« Alors, il est comment, le dernier Houellebecq ? »

Voilà précisément la raison pour laquelle j’évite de lire les « nouveautés ». Trop de battage autour de ces livres là, trop d’articles, d’avis, de critiques plus ou moins avisées. Quand de surcroît ils sont en plus primés, là, on frôle carrément l’overdose dans les dîners de Georgette-qui-se-la-pète (tiens, ça faisait longtemps !).

Et puis… pan, dans les dents ! J’ai résisté plutôt vaillamment à l’appel de la « nouveauté ». Et quelques semaines plus tard, au hasard des rayons de ma librairie préférée, La carte et le territoire s’est rappelé à moi. Et je l’ai acheté.

Car voyez-vous, malgré tout, j’aime les écrits de Houellebecq. Ma seule grande déception en la matière est la Possibilité d’une Ile que j’ai trouvé profondément… je ne sais pas, ennuyant ? Mais là n’est pas le sujet.

J’ai globalement été surprise par ce livre. Plutôt dans le bon sens.

La carte et le territoire compte (et conte !) deux histoires totalement différentes… enfin presque. Les personnages sont, comme souvent dans les romans de Houellebecq, totalement barrés. Un peu tête à claque, un peu, voire beaucoup, en marge de la société. Mais finalement assez attachants.

En l’occurrence, j’ai aimé cette façon qu’à l’auteur de se mettre en scène et de parler de lui. Totalement cocasse, voire un poil touchant (je sens que cet adjectif ne remportera pas l’adhésion de la majorité des lecteurs de Houellebecq !).

Et puis, je crois que j’aime Houellebecq pour cette capacité qu’il a de mettre en scène le sordide, qu’il soit factuel ou qu’il ait trait à une situation en particulier.

Je ne dirais rien de plus, je n’ai pas envie de gâcher la surprise du final.

Je dirais simplement que je ne regrette pas d’avoir succombé à l’appel de la nouveauté !

Ce que dit la 4ème de couv’ :
Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.
Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.
Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.
Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.
L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

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Moui moui moui. Bon, alors… Je vous le dis tout de go : j’ai abandonné la lecture de ce livre. Ce qui m’arrive à peu près une fois tous les 5 ans, en fille désespérément positive que je suis.

Mais là, non, vraiment : je n’ai pas pu. Je n’ai pas passé le cap de l’Italie. Et même jusque là, j’ai trouvé ce livre… chiant, bourré de poncifs en tout genre, pénible. Rien à voir avec ce livre dont on m’a tant vanté les mérites, jusque dans l’édition balinaise du Lonely Planet.
Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher d’être déçue. On fait un tel battage autour de ce livre, j’ai réellement l’impression de passer à côté d’un monument, ignare que je suis !

J’ai presqu’envie de le lire en v.o…. après tout, c’est peut-être juste la traduction qui est mauvaise, non ? Non ?!

Ce que dit la 4ème de couv’ : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…
Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi…

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