Catégorie : Culture confiture

Troisième lecture de vacances (hinhinhin), Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer donc.

Je ne sais pas bien comment la définir, dans la mesure où je l’ai trouvée longue mais que je l’ai dévorée en quelques heures à peine. Que le scénario m’a énervé et plu tout à la fois. Et que la fin me laisse clairement sur ma faim.

C’est l’histoire d’un homme et une femme qui entretiennent une relation épistolaire pendant plus d’un an. Emmi est mariée et heureuse en couple, du moins le croit-elle. Léo vient de rompre et ne croit plus trop en rien, et surtout pas en l’amour. Ils ne se connaissent pas mais deviennent peu à peu accros à ces échanges platoniques et enflammés à la fois.

Le livre pose la question du couple, de la fidélité, de l’amour à l’épreuve du quotidien. On en revient aux éternelles questions : est-ce qu’échanger un mail avec un inconnu, c’est tromper ? Le mariage est-il irrémédiablement voué à l’échec ? Peut-on aimer deux personnes à la fois ?

Des clichés, du poncif… mais une intrigue haletante et attachante, en même temps.

Vous voilà bien éclairés sur la question !

Ce que dit la 4ème de couv’ : En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

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Deuxième lecture des vacances, La vie aux aguets de William Boyd, donc. Une des recos que vous m’aviez faite il y a quelques semaines quand je vous avais demandé quelques pistes de lecture. Et je dois dire que je ne suis pas mécontente !

Bon, ça n’est pas LA lecture du siècle, soyons clairs. Mais une vraie bonne lecture, assurément.

C’est l’histoire d’une maman qui perd un peu le nord et qui craint, à 80 années passées, qu’on ne vienne l’assassiner. Elle livre donc ses craintes, mais aussi (et surtout !) son histoire, ainsi que sa véritable identité à sa fille.

Je vous l’accorde, dit comme ça, c’est un peu, disons, gros. Mais en vrai, ça passe plutôt bien. D’autant que la maman en question révèle qu’elle fut espionne au service ce la Grande-Bretagne pendant la seconde guerre mondiale, avec pour mission, entre autres, de faire en sorte que les Etats-Unis entrent en guerre. Oui oui, j’emprunte quelques raccourcis, mais bon, vous voyez l’idée.

J’ai trouvé que le livre pâtissait de quelques longueurs, pour être tout à fait honnête. Et je n’ai pas totalement adhéré aux moult détails dont le lecteur est copieusement arrosé quant aux services d’espionnage de la Grande Bretagne en temps de guerre.

Mais globalement, on tient là une bonne petite lecture d’été.

Allez, je retourne à la plage. Enfin j’essaye. Soyez sages !

Ce que dit la 4ème de couv’ : pendant la canicule de l’été 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les propos la désarçonnent. Que penser en effet quand votre mère si anglaise, si digne vous annonce tout de go qu’elle n’est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant Ruth Gilmartin doit s’y résoudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques années, pour tenter de retrouver la sécurité, voire sauver sa peau, Sally-Eva a échafaudé avec soin le plus vraisemblable des mensonges. Au fil de la lecture du mémoire que lui remet sa mère, Ruth – revenue d’une Allemagne agitée (Rote Armee Fraktion, etc.) terminer sa thèse à Oxford et y élever son petit garçon -, voit sa vie basculer. À qui se fier ? À personne justement, comme le voulait la règle numéro un du séduisant et mystérieux Lucas Romer qui a recruté Eva en 1939 pour les services secrets britanniques. Mais Ruth comprend. Si Eva se découvre maintenant, c’est qu’elle a besoin de l’aide de sa fille pour accomplir sa dernière mission : régler une fois pour toutes son compte à un passé qui, du Nouveau-Mexique à un petit village de l’Oxfordshire, s’acharne à vouloir rattraper une vie, déjà depuis longtemps, habitée par la peur.

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Et hop, zou galipette, c’est parti pour les lectures de vacances ! Je crois qu’une des choses que je préfère, en vacances, c’est bien ça. Lire à l’envi, sans contrainte de temps, sans avoir à lever le nez entre deux stations pour vérifier que je ne suis pas en train de rater la mienne, m’affaler dans quelque transat et m’oublier. Ex aequo avec les apéros rosé-saucisson.

Premier livre à ouvrir le bal de ces vacances (oui, je compte répéter « vacances » toutes les deux lignes, histoire de les savourer bien comme il faut !), Dans un mois dans un an, de Françoise Sagan.

Bon, ben voilà. Ce livre est une BOMBE, et je pèse mes mots. En quelques heures, l’affaire fut entendue… Voilà bien longtemps que je n’ai pas eu un tel coup de cœur en matière de lecture !

C’est l’histoire d’un petit groupe de personnes liées qui par le travail, qui par l’amour, et qui évolue au court d’une année qui redistribue la donne de leur vie. Pour autant celle-ci n’est jamais fondamentalement modifiée. In fine, on s’interroge sur le sens de la vie et la plume, incisive, juste, sert admirablement le propos. Jubilatoire.

Ce que dit la 4ème de couv’ : dans un mois, dans un an, qu’adviendra-t-il de tous ces gens que Bernard et Josée retrouvent chez l’éditeur parisien Maligrasse ? Bernard aura-t-il terminé son roman, quitté sa femme Nicole, fidèle mais fade, réussi à se faire aimer de Josée ?

Allez, j’y retourne ! A bientôt…

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